Profil force-vitesse : la force « à sec » est-elle la clé de la performance ?
Préambule :
L’objectif de cet article est de décortiquer une étude française récente sur le profil force-vitesse : le lien entre la force développée en salle (« à sec ») et la performance dans le geste sportif. Cet article s’adresse aux coachs : considérez-le comme une nouvelle corde à votre arc pour orienter la préparation physique de vos athlètes, sans remplacer votre analyse de terrain.
Tous les coachs le constatent : un athlète plus fort en salle n’est pas toujours plus performant dans son sport. Que faut-il vraiment développer : la force maximale, la vitesse, ou la puissance ? Une équipe de chercheurs français s’est penchée sur la question chez des nageurs de sprint.
Tous les coachs le constatent : un athlète plus fort en salle n'est pas toujours plus performant dans son sport. Faut-il développer la force maximale, la vitesse ou la puissance ? Une équipe de chercheurs français s'est penchée sur la question chez des nageurs de sprint. Considérez cet article comme une corde de plus à votre arc pour orienter la préparation physique, sans remplacer votre analyse de terrain.
I. Le contexte : pourquoi cette étude
La musculation « à sec » est largement utilisée pour améliorer la propulsion en natation. On sait déjà que la capacité à produire de la force et de la puissance maximales sur la terre ferme est utile, mais le lien entre le travail à sec et le profil charge-vitesse dans l'eau restait peu exploré. C'est ce qu'ont étudié des chercheurs du Laboratoire M2S de l'Université Rennes 2, avec la Fédération Française de Natation et l'INRIA, dans une étude publiée en avril 2026.
II. Le protocole
Deux types de mesures ont été réalisés : à sec, un profil force-vitesse sur les trois exercices ; dans l'eau, un profil charge-vitesse établi via un protocole semi-attaché (le nageur tracte une charge). Les chercheurs ont ensuite analysé les corrélations entre les paramètres à sec et ceux mesurés dans l'eau.
III. Ce que dit l'étude
Le résultat principal est clair : c'est la force maximale à sec qui était la plus fortement corrélée aux paramètres dans l'eau, davantage que la vitesse ou la puissance. La vitesse et la puissance à sec étaient plutôt associées à la vitesse maximale de nage qu'à la charge maximale tractée, et un effet lié au sexe a été observé sur certains paramètres. Autrement dit, dans cette population de sprinteurs, le transfert vers l'eau semble davantage piloté par la force que par la vitesse pure développée en salle.
IV. Ce que ça change pour le coach
V. Ce qu'il faut retenir et les limites
Le résultat principal
Un échantillon petit et spécifique
Corrélation n'est pas causalité
La force, un levier parmi d'autres
Optimiser la préparation de vos athlètes avec LC Sports Coach
Raineteau, Y., Pla, R., Bideau, B., Bideau, N., Nicolas, G. (2026). Are Dry-Land Force-Velocity Abilities Related to In-Water Load-Velocity Profiles in Sprint Swimming? European Journal of Sport Science, 26(4), e70129. doi : 10.1002/ejsc.70129.
Laboratoire M2S, Université Rennes 2 ; Fédération Française de Natation ; INRIA.
Étude corrélationnelle sur un échantillon réduit : à interpréter avec prudence et à recouper avec l'analyse de terrain.